Quel est le programme de travail d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne ?

Quel est le programme de travail d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne ?
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Ursula von der Leyen a été élue présidente de la Commission européenne, mardi 16 juillet à Strasbourg. Avec seulement 9 voix de marge par rapport à la majorité absolue, elle succédera à Jean-Claude Juncker le 1er novembre prochain.

Parmi ses priorités : la lutte contre le changement climatique, le renforcement de la démocratie européenne, les droits sociaux, les droits des femmes, ou encore la si sensible réforme du droit d’asile.

Le climat comme première priorité

Parmi ses engagements, la future présidente de la Commission dit souhaiter lancer un “Green Deal” au cours des 100 premiers jours de son mandat : la neutralité carbone du continent européen à l’horizon 2050, la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 % d’ici à 2030 (au lieu de 40 % selon les objectifs actuels), la création d’une Banque du climat avec un plan d’investissement de 1 000 milliards d’euros, ou encore l’établissement d’une taxe carbone aux frontières de l’UE.

Salaire minimum, réassurance chômage, parité femmes-hommes

Ne reniant pas le Pacte de stabilité et de croissance, la future présidente de l’exécutif européen a néanmoins plaidé pour utiliser “toutes les marges de manœuvre” existantes dans son application afin de limiter les politiques de rigueur. “L’économie sert la population” et non l’inverse, a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, “la lutte pour l’égalité ne s’arrête jamais”, a affirmé celle qui fut ministre de la Famille puis du Travail lors des deux premiers gouvernements d’Angela Merkel. Favorable à l’instauration d’un salaire minimum partout en Europe, Mme von der Leyen a également repris à son compte l’idée d’une “réassurance chômage” européenne qui viendrait compléter les systèmes nationaux.

Sur le Brexit, Ursula von der Leyen a indiqué être prête à accorder un nouveau délai au Royaume-Uni si Londres en fait la demande “pour une bonne raison”.

Démocratie : repartir de l’avant après l’échec des Spitzenkandidaten

Sur le terrain de la démocratie européenne également, Ursula von der Leyen, s’est engagée à traduire les résolutions du Parlement européen en propositions de lois, la successeuse de Jean-Claude Juncker entérine un certain partage de l’initiative législative, l’une des plus importantes prérogatives de son institution.

Plus généralement, Mme von der Leyen accède à une demande expresse du groupe Renew Europe (RE, libéraux) auquel appartient La République en Marche, en prévoyant l’organisation d’une “conférence sur l’avenir de l’Europe”. Celle-ci s’étalera sur deux ans à partir de 2020 et a pour objectif de permettre aux citoyens de “jouer un rôle actif dans la construction de l’avenir de l’Union”.

Etat de droit, immigration : les points qui fâchent encore

Au-delà de la démocratisation des processus européens ou encore de la fiscalité, d’autres points nécessiteront encore des clarifications dans les semaines qui viennent, au risque de voir certains blocages perdurer.

Cela concerne premièrement l’Etat de droit. Car si Ursula von der Leyen a insisté sur son caractère “universel” et son intention de le défendre “partout où il est attaqué”, allant jusqu’à se déclarer favorable à l’établissement d’un nouveau “mécanisme” pour le faire respecter, plusieurs groupes politiques ont réclamé davantage de précisions.

La situation est analogue s’agissant de l’immigration et plus particulièrement de la réforme du droit d’asile, en discussion depuis maintenant plusieurs années au niveau européen. En la matière, le discours d’Ursula von der Leyen orienté autour de la nécessaire “solidarité” et promettant la constitution de “couloirs humanitaires” a été apprécié.

Et maintenant ?

Les Etats membres vont chacun désigner leur candidat pour un poste de commissaire européen. Ces derniers, s’ils sont acceptés par Mme von der Leyen, se présenteront un à un devant les eurodéputés en fonction de la nature de leur portefeuille – un candidat pouvant être rejeté par les parlementaires. Puis l’ensemble du collège, annoncé paritaire, sera soumis à l’approbation du Parlement, qui se réunit en séance plénière en septembre (16-19), puis en octobre (21-24). Si le calendrier est tenu, la présidente de la Commission européenne devrait ensuite prononcer un premier discours fin octobre, avant une entrée officielle en fonction le 1er novembre.

Source : Toute l’Europe

Rédacteur : CRIJ/CIED - Angela L.
Date création : 17/07/2019

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