Le traité de libre-échange EU-Mercosur, où en est-on et où allons-nous ?

Le traité de libre-échange EU-Mercosur, où en est-on et où allons-nous ?

Le marché commun des pays du sud (Mercosur) représente des centaines de millions de consommateurs et une production notamment agricole considérable. Il s’agit d’une union commerciale de pays d’Amérique du Sud, nommément le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Ladite union applique toutefois des droits de douanes à l’importation sur de nombreux produits européens notamment sur le vin et les spiritueux ou sur l’industrie automobile. Un traité de libre-échange permet, entre deux acteurs (pays ou organisations) de supprimer ces droits de douanes totalement ou partiellement afin de faciliter le commerce entre eux.

En négociation depuis des années, un traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur a été formellement signé le 17 janvier 2026 au Paraguay par la Commission européenne qui avait au préalable obtenu l’accord des États membres à la majorité qualifiée. Toutefois, le Parlement européenne a voté le 21 janvier pour saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) afin que cette dernière se prononce sur la conformité de l’accord avec les lois européennes.

Les critiques de l’accord

Cette saisine intervient dans un contexte tendu où ce traité est vivement critiqué. Plusieurs pays se sont en effet opposés à sa signature dont la France et la Pologne, s’inquiétant des possibles répercussions notamment sur les filières agricoles qui seraient menacées par l’arrivée massive de produits bons marchés du Mercosur. Des considérations écologiques ainsi que sanitaires sont également dans le débat, les pays du Mercosur ayant une réglementation moins stricte, certains parlent d’un « nivellement par le bas » de la législation européenne.

Les développements à suivre

Toutefois, l’accord entrera en application provisoire à partir du 1er mai en attendant le jugement de la CJUE et la validation ou non du traité par le parlement. Pour répondre aux critiques, la Commission européenne avance les mécanismes de sauvegarde en place dans l’accord pour protéger des filières menacées par une hausse trop importante des importations, la reconnaissance de plus de 350 appellations d’origines protégées par les pays du Mercosur ainsi qu’un engagement commun à mettre fin à la déforestation illégale d’ici 2030.

Rédacteur : CRIJ/EUROPE DIRECT
Date création : 30/03/2026

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